Surfant sur un concept à la croisée d’un John Wick (2014) de Chad Stahelski et David Leitch ou un Hardcore Henry (2016) et Nobody (2021) de Ilya Naishuller, eux même successeurs du génial Hyper Tension (2006) de Mark Neveldine et Brian Taylor, les salles de cinéma voient débouler en cette fin mars 2025 le film d’action/comédie Novocaine de Dan Berk et Robert Olsen.
« Lorsque la fille de ses rêves est kidnappée, Nate, un homme ordinaire, transforme son incapacité à ressentir la douleur en une force inattendue dans son combat pour la retrouver. »
Comme indiqué plus haut, le film s’inspire des meilleurs films du genre, avec un ton radicalement porté sur la comédie sans en oublier son côté sérieux quand il le faut. Soyons clairs, Novocaine ne réinvente rien et le scénario de Lars Jacobson s’avère simplement sans surprise majeure. Aïe. Le principal atout du film est son concept : le héros ne ressent pas la douleur, ce qui le rend (presque) invincible. Sa maladresse et son humour décalé lui permettent de vaincre ses adversaires, même si son corps accuse le coup petit à petit. Mais parfois un film avec un bon concept, s’il est fait avec le cœur, c’est bien.
Porté par un Jack Quaid (fils de Dennis Quaid et Meg Ryan) en duo avec Amber Midthunder et avec un antagoniste incarné par Ray Nicholson (fils de Jack Nicholson), Novocaine est un film fun et décomplexé, qui innove avec quelques scènes d’action impressionnantes (la cuisine et le salon de tatouage notamment) n’épargnant pas le spectateur avec quelques effets visuels sanguinolents. D’ailleurs, bon point : la majorité des effets sont des effets physiques et non numériques, agrémentés d’un bon paquet d’heures passées au maquillage. En revanche, certains acteurs sont un peu aux fraises, la faute à un personnage manquant clairement de profondeur.
Il ne plaira peut-être pas à tout le monde car il a de nombreux défauts, mais en ce qui me concerne c’est un petit plaisir coupable.
CaptainSmoke lui attribue la note de :
En bref
Novocaine est un des films d’action les plus funs de ce début d’année, loin des gros budgets d’autres productions sans âme.